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Le spectacle vivant en Pays de la Loire ne s'essoufle pas

Cliquez pour agrandirL'Orchestre National des Pays de la Loire. ©Région Pays de la Loire / Ouest Médias

A la demande de la CRCC, le Pôle a mené une deuxième Observation participative et partagée sur le spectacle vivant en Pays de la Loire, dont les résultats viennent d'être publiés. Malgré une concentration des ressources sur quelques acteurs, la vitalité du secteur se maintient.

Le spectacle vivant en Pays de la Loire est un secteur dynamique. C’est ce que vient confirmer la deuxième Observation participative et partagée (OPP) menée par Le Pôle à la demande de la Conférence régionale consultative de la culture (CRCC)*.
« L’objectif était de faire une nouvelle photographie de la situation quatre ans après et d’enrichir la connaissance du secteur avec de nouvelles questions posées aux acteurs détenteurs d’une licence d’entrepreneur », note Aude Bruneau, chargée du développement de projet et du mécénat au sein du Pôle.
« De plus, nous avons retravaillé la grille de lecture en catégorisant les structures au regard de l’évolution législative de l’Economie sociale et solidaire, poursuit Claire Hannecart, chargée des études et de l'observation au Pôle. Nous avons ainsi intégré les notions d’intérêt général, d’utilité sociale et de finalité lucrative. L’objectif était de sortir du tout économique et de déplacer le regard. Et nous avons d’ailleurs constaté que 93% des structures s’inscrivent dans une logique d’intérêt général ou d’utilité sociale. »

Renouvellement des acteurs


La méthodologie est restée la même que pour la première OPP : un questionnaire envoyé à une liste d’acteurs fournie par la DRAC, des réunions collectives et de nombreux échanges. 320 structures ont répondu sur les 1 320 détenteurs de licence d’entrepreneur. « On observe un renouvellement de ces acteurs, commente Aude Bruneau. Car si certains ont disparu, 500 demandes de premières licences entre 2011 et 2014 ont été enregistrées. »
L’étude révèle en outre que 68% de ces acteurs ont organisé des actions en coopération avec d’autres entrepreneurs. Et que la moitié des structures ont eu recours au bénévolat. 360 000 heures de bénévolat ont ainsi été réalisées par 2797 bénévoles réguliers et 14 283 occasionnels. Par ailleurs, deux tiers des entrepreneurs ont mené des actions culturelles auprès de publics spécifiques (jeunes, scolaires, empêchés). « Un chiffre en très nette augmentation, comme partout en France, qui traduit la demande des collectivités. »
Autre signe de la vitalité du spectacle vivant : la production reste la première activité des entrepreneurs. Compagnies et collectifs d’artistes ont créé en moyenne deux spectacles ou projets artistiques dans l’année. Et ces mêmes acteurs ont vendu 42 dates de ces spectacles dont 43% en région. « Ce qui prouve que les diffuseurs programment les artistes locaux, c’est notamment vrai pour la danse. »

Concentration des financements

Plus préoccupant, relève Aude Bruneau : « le nombre de représentations a baissé sur presque tous les canaux de diffusion, à l’exception des cafés-cultures grâce probablement au fonds d’aide à l’emploi artistique. »
Du côté de l’emploi justement, on observe une légère augmentation du temps partiel sauf dans les musiques actuelles. Au total, 3 684 intermittents ont été indemnisés dans les filières spectacle vivant et cinéma/audiovisuel, soit une augmentation de 25% depuis 2010. « En revanche, le nombre d’emplois aidés a diminué dans les compagnies et formations musicales, ce qui a fragilisé un certain nombre d’entre-elles », analyse encore Claire Hannecart.
Autre phénomène notable : la concentration des financements sur certains lieux ou acteurs.  
Dans ce contexte très concurrentiel, « quelques structures et festivals et producteurs se portent plutôt bien. Mais leurs bons résultats ne doivent pas masquer la situation plus difficile d’autres entrepreneurs, conclut Aude Bruneau. 46% des structures se déclarent ainsi en développement contre 14% en baisse. Cette auto-perception négative est surtout prégnante chez les compagnies et collectifs d’artistes. Les subventions n’étant pas extensibles, les structures les plus fragiles n’arrivant pas à s’adapter à la nouvelle donne, rencontrent des difficultés. »

*Avec le concours de la Région, de la Drac, de l’observatoire de la Cress et de la direction régionale de l’Insee.

Etude "observation du spectacle vivant en Pays de la Loire"

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